Un coup de main !
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Disclaimer:
This is a work of fiction. Any resemblance of characters to actual persons, living or dead, is purely coincidental. The Author holds exclusive rights to this work. Unauthorized duplication is prohibited.
Un coup de main XXV
Si vous n’avez pas 18 ans ou l’age légal dans le pays où vous vivez, veuillez quitter maintenant. Ces histoires sont au sujet de garçon ou de garçons gays, si cela n’est pas de votre goût, quittez maintenant. Toute ressemblance avec des personnes ou organisations existantes est purement accidentelle car ceci est une œuvre de pure fiction.Commentaire Jarvis_de_Var2001@yahoo.ca
Jarvis de Var
Correctrice Mikikat
Un coup de main ?
Chapitre XXV
Le lendemain je me réveille entouré de la tribu. Nos quatre frères sont dans le lit avec Tom et moi. Les petits ont numérisé l’album photo pour que nous puissions l’apporter avec nous. Tom et moi discutons pour savoir si nous devrions apporter ou pas nos kimono. Nous ne savons pas. En désespoir de cause nous téléphonons à Ron.
-Red « Bonjour, ici Red… »
-Kaneda « Bonjour Red, que me vaut l’honneur de cet appel ? »
-Red « Un renseignement. Devrions-nous emporter nos kimono de soie avec nous ? »
-Kaneda « Une minute s’il te plait. » Il parle probablement avec Ron dans la pièce. « Oui vous devriez, mais attendez l’occasion et déclinez poliment les vêtements qui vous serons proposés et dites que votre sensei vous a nanti en armes et en vêtements. Vous devriez être bien perçus. »
-Red « Merci et n’oublie pas de remercier Ron pour tous les efforts qu’il a fait pour nous. »
-Kaneda « Je lui dis tout de suite. Bon voyage! Essayez de vous reposer. »
Nous passons la journée à faire nos bagages, les petits sont d’une aide précieuse. Quand les valises sont bouclées, l’atmosphère est triste. Nous convenons de sortir regarder un film en groupe, nous sommes surpris de voir nos parents nous accompagner. La soirée est très agréable mais sous tendue d’un soupçon de mélancolie. Nous campons encore une fois dans le loft à la suggestion de Tom. Il me fait remarquer que Jack fait le brave mais que l’inquiétude assombrie son humeur. Les trois autres jouent à Doom en tournois, Jack reste assis avec nous. Il désire visiblement être câliné, que l’on prenne soin de lui.
-Red « Hey ! Jack tu sais que tu ne seras pas seul, tu auras les parents et deux ou trois frères avec toi. »
-Jack collant son visage sur mon thorax. « Vous ne me laissez pas seul, mais je crains de me sentir perdu sans vous deux. Pensez-vous que je puisse appeler maître Blanc si j’ai besoin de parler de mes peurs et de la liberté que j’ai des problèmes à prendre en main. »
-Tom « Jack tu vas bien et je suis sure que maître Blanc sera heureux de t’écouter et de te conseiller si nécessaire. »
-Red « Oui Jack, notre sensei est un homme de cœur et de parole, il a dit qu’il te prenait en charge, ça voulait dire qu’il fera tout ce qu’un bon père ferait pour toi. Il sera heureux de partager tes pensées et ce qu’il a appris au cours de sa vie. C’est un homme bon, comme mon père. Tu sais que j’ai eu un karma très facile, ma famille et mes amis sont aimants et m’ont laissé libre. C’est ce que je veux pour toi. » Je lui caresse le visage.
-Tom « Nous allons téléphoner au moins une fois par semaine, puis vous allez à la campagne pour les vacances. »
-Jack nous souriant. « Oui j’ai hâte de voir le chalet de notre oncle. Vous connaissez le numéro de téléphone du chalet ? »
-Red « Oui pas de trouble. » Je le décolle d’entre nous. « Va jouer avec tes frères. »
-Jack souriant malicieusement nous salue du buste. « À vos ordres Maître. »
Nous avons de la difficulté à nous endormir, le grand départ arrive. Nous nous masturbons mutuellement en nous embrassant avant de pouvoir nous endormir. L’excitation aidant, j’ouvre les yeux pour voir 05 :20 inscrit sur le réveil. Je me lève avec précaution mais Tom dort aussi légèrement que moi. Nous prenons le temps de bien nous laver et préparons notre déjeuner. À la fin de celui-ci, l’alarme de la porte se fait entendre. Ce sont les petits qui entrent dans le loft à 07 :12. Ils sont tous habillés, prêts pour la journée.
-Mike m’enlaçant. « Bonjour Red, bonjour Tom. Vous avez bien dormi ? »
-Tom « Pas beaucoup mais bien. » Souriant aux petits. « Je vois que nous sommes tous anxieux à cause de notre départ cet après midi. »
-Jack « Oui je sais, j’aimerais pouvoir vous accompagner. » Il sourit. « Nous allons avoir de quoi nous occuper. » Regardant ses frères.
-Mike « Oui, certain! Nous serons bien occupés… » Sa lèvre inférieure tremble un peu. « Je vais quand même m’ennuyer grave. »
-Drew « On descend vos bagages puis on joue sur l’ordi ? »
Une fois installés devant les ordis, nous gardons un contact physique, l’un ou l’autre se colle soit sur Tom soit sur moi tout le long du jeu. La sonnerie de la porte de la passerelle se fait entendre. Mike bondit pour ouvrir. Nous entendons Seth qui lui dit que nous sommes attendus à la cuisine. Nous descendons lentement, Jack est collé entre Tom et moi. Les quatre parents sont dans la cuisine et essayent de faire bonne figure. Nous avons droit à six mois de recommandations en une heure trente. À plusieurs reprises, Tom et moi, nous nous regardons en roulant les yeux. Fort heureusement ma mère n’intercepte pas ces échanges. Nous embarquons dans les deux voitures et partons direction Dorval. Notre vol est : Montréal, arrêt à Vancouver et Vancouver direction Tokyo. Le tout en classe affaire, un petit luxe pour un vol aussi long. C’est la première fois que nous allons prendre l’avion tous les deux. Par précaution j’ai dix mille dollars en argent dans la ceinture que je porte sous mon t-shirt, nous portons tous les deux nos vestes de cuir et nos bijoux. Nous arrivons au guichet et nos bagages sont pesés, les frais pour l’excédent de poids sont salés. Avant que nous puissions payer, nos parents le font gracieusement pour nous. En attendant le premier appel, nous nous assoyons tous dans un resto. Nos parents et frères sont excités, moi c’est curieux je suis triste de les quitter mais en même temps je suis heureux de passer six mois avec mon Tom, visiter un pays inconnu ou presque et faire ce que nous aimons tous les deux, unir nos corps et nos esprits dans le mouvement et l’harmonie. C’est l’appel pour notre vol, mous approchons du point de sécurité. Hey merde je suis une vraie nouille, nous devons enlever tout métal, la veste, les bagues, les ceintures, la torque et le brassard. Le petit panier peu à peine contenir tout mon matériel. Tom sourit d’une oreille à l’autre et se met à enlever son collier et sa veste de cuir. Les douaniers nous regardent d’un oeil suspicieux surtout qu’en plus nous avons des permis pour avoir des armes, no dashi et armes secondaires dans nos bagages. Ils discutent entre eux puis me laisse passer. Pour Tom c’est presque la même chose mais c’est un peu moins long. Les petits font un effort et affichent un sourire, preuve qu’ils sont heureux pour nous, mais les larmes abondantes qui coulent sur leurs joues les trahissent. Mon cœur se serre, mais les sentiments de bonheur intense d’excitation et de joie l’emportent. Un dernier au revoir aux parents puis nous marchons vers nos sièges. L’hôtesse nous accueille avec un sourire, elle vérifie nos billets et nous indique nos sièges, je cède la place près du hublot à Tom, il me sourit en me prenant la main. Les autres passagers sont plutôt BCBG, peu de cuir ou de t-shirt, les grosses bagues d’argent ne sont pas à la mode non plus pour eux. Nous sentons l’appareil se déplacer sur le tarmac, même si j’ai confiance je sens une pointe de nervosité au creux de l’estomac. Tom serre ma main quand mous sentons l’accélération et soudainement je sens le devant de la cabine prendre un angle. Après cela c’est assez rapide, au bout de quelques minutes nous pouvons détacher nos ceintures, suite à la pressurisation je dois avaler à plusieurs reprises avant de me sentir à l’aise. Le vol Montréal-Vancouver est sans histoire, le personnel à bord est prévenant et aimable. Un agent de bord nous a vu nous tenir la main, il nous sourit en s’approchant nous proposant un breuvage. Nous acceptons des cafés, la première partie du vol est consacrée à l’observation du sol de notre hublot. Tom se colle sur mon coté, finissant par s’endormir un sourire aux lèvres. Le commandant de bord nous informe que nous allons atterrir et nous indique de boucler nos ceintures, nous remerciant d’avoir pris Air Canada, etc. etc. etc. Nous écoutons d’une oreille distraite. Je suis surpris par l’atterrissage, c’est sans heurt, le mouvement de l’avion est coulé souple. Nous descendons de l’appareil, ça fait bizarre de penser que nous sommes à l’autre bout du pays en si peu de temps. Nous avons quatre heures à tuer dans l’aéroport.
-Red « Tom la visite des boutiques t’intéresse ? »
-Tom s’appuyant discrètement sur moi. « Où tu voudras mauvais garçon, je me sens un peu perdu, c’est la première fois que je suis si loin de chez moi. » Il me sourit. « Asseyons nous dans ce restaurant et appelons nos parents avant de visiter. »
-Red « Yep ! Excellente idée. » Je prends mon téléphone satellite et compose l’indicatif et le numéro de mes parents.
-Mère « Résidence Devar. »
-Red « Bonsoir commandant, nous venons d’arriver à Vancouver. Tom m’a fait penser à vous appeler pour vous dire que tout va bien. »
-Mère « Très heureuse de l’apprendre, pas eu de problèmes ? »
-Tom « Bonsoir mom, il est tard mais ici il fait très clair, nous n’ajusterons pas nos montres avant d’arriver au Japon. »
-Red « Les petits sont avec toi ? »
-Mère « Non ils couchent chez toi tous les trois. Je crois qu’ils aimeraient que tu les appelles. »
-Red « Ok mom nous t’embrassons et n’oublie pas d’embrasser pap pour nous. »
Je signale le numéro de notre loft. Drew répond.
-Drew « Résidence Devar Andrew à l’écoute. »
-Red « Bonsoir Drew je suis à Vancouver. »
-Drew « Hey! Red, Mike, Jack c’est Red. » J’entend des bruits de bousculades. « C’est moi qui ai répondu. Ça va bien le voyage ? »
-Tom « Tout va très bien. Nous allons reprendre l’avion dans environ quatre heures. Nous en profitons pour vous donner des nouvelles. »
-Drew « Bonnes vacances encore les gars et pas de sauvetage vous êtes en congé. »
-Tom « Pas de trouble mais je dois raccrocher car ton frère commence à faire le clown dans le restaurant. »
-Tout les trois. « Bonnes vacances! Rappelez nous. »
-Red « Moi je fais le clown ! »
-Tom « Oui tu n’arrêtais pas de lever les yeux au ciel. Comme si tu trouvais cet appel pénible. Et je sais que c’est loin d’être le cas mauvais garçon. »
-Red « Yada ! yada ! yada ! Appelle tes parents puis on se met à la recherche d’un restaurant décent dans cet aéroport, à voir la qualité de la bouffe je me croirais revenu aux USA. » Cette déclaration attire certain regard, quelques uns semblent comprendre le français.
Tom signale son numéro, ses parents sont heureux de nous entendre, Seth prend la ligne pour quelques minutes pour ensuite raccrocher. Nous baroudons pour près de dix minutes avant de découvrir un restaurant Thaï, Tom se méfie des épices et tout se passe agréablement. Nous dégustons des plats différents, Tom se cantonnant dans des saveurs aigres douces et moi dans des plats violemment épicés. La serveuse, une jeune fille d’environ dix-sept ans, fait de l’œil à Tom.
-Red « La serveuse, tu lui es tombé dans l’œil. Elle essaie de te draguer. »
-Tom rougissant légèrement. « Elle est très belle et elle est peut-être une mauvaise fille mais elle ne se qualifie pas en tant que mauvais garçon. Et en plus avec elle je suis certain que je n’aurais pas autant d’action qu’avec toi. » Me souriant en prenant ma main sur la table. »
Nous vagabondons dans le terminal c’est un peu dépaysant d’entendre parler uniquement l’anglais dans un lieu public. Marchant à mes côtés, Tom s’appuie sans s’en rendre compte sur moi. Je suis aux aguets mais ne repère aucune réaction franchement négative. Il y a de nombreux chinois car je ne comprends rien à ce qu’ils disent et Tom non plus à ce que je vois sur son visage. Finalement nous sommes appelés à l’embarquement. La vérification est plus rapide qu’à Montréal et nous nous installons à nos places sans anicroche. Je suis beaucoup moins nerveux car je sais à quoi m’attendre. La classe affaire c’est vraiment voyager luxueusement. La bouffe est correcte et le service est impeccable. Je finis par m’endormir en tenant la main de mon Tom. J’ouvre les yeux, Tom dort encore et quelqu’un a mis une couverture sur nous deux. Je serre légèrement les doigts de Tom, il ouvre les yeux en me souriant.
-Tom chuchotant. « Mauvais garçon, j’aimerais bien… mais nous sommes en public. » Me souriant espièglement.
-Red « Ce n’est pas moi qui en ai parlé. Au fait, je crois que nous allons dormir dans un dortoir le savait-tu ? »
-Tom « Tu me l’aurais dit avant, ce n’est pas vrai, tu essaies de me faire marcher cela ne marchera pas. »
L’hôtesse de l’air s’occupant de nous récupère la couverture et nous propose un déjeuner. Nous acceptons, illico facto un déjeuner correct nous est servi. Le commandant de bord nous informe en anglais que nous allons atterrir à Tokyo dans quelques minutes et nous remercie d’avoir voyagé avec cette compagnie. Nous descendons pour passer prendre nos bagages et passer aux douanes. Les douaniers sont très respectueux mais très minutieux, ils mettent ma boite contenant mon Daisho devant moi me demandant de l’ouvrir en anglais, je leur réponds en japonais ce qui les surprend, ils sont nettement plus aimables sachant que je parle japonais.
-Red « Officier je vous présente ces armes qui m’ont été remises par mon sensei, elles sont garantes de ma valeur. »
Cette présentation me vaut les regards interloqués des douaniers en présence, sauf un douanier de petite taille, d’environ cinquante ans, qui incline le thorax de façon formelle.
-Douanier « Pour un étranger vous connaissez bien l’étiquette. Vous venez pour perfectionner votre escrime ? »
-Red « Oui, plus précisément pour fignoler notre connaissance du Budo. »
-Douanier « Nous vous souhaitons un agréable séjour. » Ils se tournent vers Tom. « Monsieur présentez vos armes. »
-Tom « Officier ces armes m’ont été remises par mon sensei maître Devar, elles sont garantes de ma valeur. »
-Douanier « Je suis surpris de vous voir si jeune formant des élèves monsieur Devar. » Regardant Tom. « Nous vous souhaitons un agréable séjour. Vos papiers sont en règle messieurs.»
Nous sortons de l’aéroport, ce qui est étonnant est la quantité de gens. Les quais d’embarquement et de débarquement sont pleins. Nous finissons, après plusieurs minutes d’attente, par trouver une voiture taxi. Tom demande à ce que nous soyons conduits à la gare. Au bout de quelques minutes nous y sommes. Nous prenons des billets pour la station de Chidori-Cho ce devrait être à une quarantaine de minutes. Puis l’hôtel, le Ryokan Kangetsu, devrait se trouver à deux minutes de marche. En arrivant c’est la surprise, un magnifique jardin derrière un majestueux torii de pierre à l’aspect ancien. Le personnel de l’hôtel nous reçoit aimablement mais vérifie nos papiers et nos réservations car il est visible que nous sommes mineurs tous les deux. C’est un hôtel traditionnel japonais, curieusement il y réside beaucoup d’étrangers. Tout le personnel parle anglais mais dès que Tom et moi parlons japonais avec eux le contact se fait mieux. Nous avions demandé une chambre avec deux lits, en fait deux futons. De jeunes femmes en kimono nous aident à nous installer. Nous prenons les boites contenant nos armes. Les dames arrêtent ce qu’elles faisaient et semblent surprises. Je leur demande, avec mon débit un peu heurté, si elles peuvent faire rafraîchir nos kimonos. Elles donnent leur accord et nous saluent respectueusement, elles sortent en reculant.
-Tom « Enfin arrivés, que penses-tu de louer un bain pour nous détendre ? »
-Red « Oui mon beau Punky, téléphone pour réserver. Demande s’ils offrent des massages. »
-Tom « Je t’offre un massage de qualité quand tu veux mauvais garçon. » Il me sourit en me faisant les yeux doux.
Notre conversation est interrompue par des coups légers sur la porte. Tom ouvre pour apercevoir la personne qui doit être le gérant de l’hôtel. Il nous salue aimablement et nous demandent nos permis pour nos no dashi. Il sourcille un peu en voyant la liste de nos armes puis nous remercie. Il nous dit que nous avons le bain et nous demande si nous avons besoin d’assistance ? Je lui réponds que non mais le remercie pour sa prévenance. Nous sortons dans les jardins de l’hôtel, accompagnés par une jeune dame, et approchons d’un petit pavillon, les murs sont coulissants et translucides, le plancher est en lattes de bois foncé ayant environ deux centimètres d’espace entre elles, au centre de la pièce dans le plancher, une cuve de bois d’environ deux mètres de diamètre, l’eau semble très chaude. La femme nous dit qu’elle sera à l’extérieur attendant notre bon plaisir. L’eau est effroyablement chaude nous y entrons prudemment prenant le temps de laisser nos corps s’adapter. Au bout de quelques minutes nous sommes immergés, Tom est assis sur moi me faisant face. Il a la tête sur mon épaule me caressant le dos, ses doigts s’attardent sur la petite cicatrice sur mon omoplate puis se décolle un peu de moi caressant l’autre cicatrice sur mon abdomen.
-Tom « Dans quelques années, si nous continuons comme cela, nous compterons nos cicatrices pour nous rappeler ce que nous avons accompli. »
-Red caressant son coté où la balle a laissé une ligne légèrement brunâtre. « Ce sont des médailles et les récompenses sont les vies qui fleurissent après notre passage. » Je lui embrasse les doigts. « Avec ceci tu as appris aussi à préserver la vie, tu es celui qui peu réparer, celui qui aime. »
Nous, nous embrassons avec passion. Nos corps glissent l’un sur l’autre dans l’eau quasi bouillante. Tom se soulève et descend sur mon pénis qui s’insinue sans heurt à l’intérieur de mon ange. Nous restons assis sans bouger nous caressant, il m’embrasse et je sens son anus se contracter à plusieurs reprises. À chaque fois de longs frissons me parcourent l’échine. Finalement je prends un des draps de bain près de moi et le plie sur le bord du bain. Je me lève en le déposant sur le drap, il frissonne levant les bras pour que je continue à l’enlacer.
-Tom « Vas-y, aime moi, serre moi. »
Sa langue attaque la mienne avec violence, pendant que je commence de longs va-et-vient, poussant mon pénis vers le haut, à chaque fois que l’angle est bon, il gémit dans ma bouche me mordillant légèrement les lèvres. Ses doigts labourent doucement mon dos, il se met à onduler sous moi rencontrant mes coups de bassin. J’arrête tout mouvement et l’immobilise. Je lèche et mâchonne ses mamelons, pour le faire patienter et attendre que les signes de jouissance immanente disparaissent de mon bas ventre.
-Tom « Regarde moi et aime moi mauvais garçon. Vas-y recommence à bouger. »
-Red « Dans peu de temps mon cœur, je me calme et je vais t’aimer jusqu’au bout cette fois-ci. »
-Tom « Reste avec moi. » Il m’étreint puissamment. « Je te choisis, je suis à toi. »
-Red « Je t’ai choisi il y a longtemps et je reste à toi. »
Nous recommençons à faire l’amour, lentement au début puis de plus en plus sauvagement. L’eau s’évade du bain suite aux violents spasmes qui nous secouent. Je suis anéanti, nous sommes hors d’haleine, toujours reliés je soulève mon bel amant et nous assoyons dans l’eau chaude. Le néant nous engloutit tous les deux. Une voix étrange me réveille. J’entends Tom lui répondre, merde ce n’est pas une voix étrange elle nous parle en japonais. Le temps de revenir parmi les vivants et j’aperçois la jeune dame quittant la pièce. Tom est toujours assis sur moi me faisant face, ses joues sont rouges. Il est gêné que nous ayons été surpris dans cette position dans le bain.
-Red « Qu’a-t-elle dit ? »
-Tom « Qu’elle était désolée mais que les deux heures étaient passées. »
-Red l’embrassant. « Elle n’a rien dit d’autre ? »
-Tom « Elle a souhaité que le dragon veille toujours sur moi. »
Il lèche la sueur près de mon oreille, il se lève et me tend la main pour me tirer hors du bain. Nous nous essuyons l’un l’autre pour ensuite nous habiller. Quand nous sortons, la jeune dame nous salue et nous conduit à notre chambre. Avant qu’elle ne parte je lui demande que nous soyons réveillés à six heure tous les matins. Elle acquiesce de la tête et se retire.
-Red « Mon beau Tom, si je me souviens bien nous avions parlé d’un massage. »
-Tom « Tu veux que je te câline, mon grand. »
-Red « Je voudrais que tu prennes soin de moi s’il te plait. »
-Tom « Tes désirs sont des ordres Sensei. »
Tom me masse savamment, il détend tout les muscles de mon dos avant que je ne tombe victime de son talent. La sonnerie du téléphone me réveille. Au premier abord je ne comprends pas la voix au téléphone. Après quelques secondes tout revient en ordre dans ma tête. Je remercie la personne qui nous réveille et demande un déjeuner continental pour deux servi à la chambre. Tom me regarde à demi endormi.
-Red « Soigneur nous devons nous présenter au dojo ce matin. »
-Tom « Samurai j’aurais plaisir à étudier en votre compagnie. »
-Red « Mon bel ami vous m’honorez, nous devons apporter nos armes principales avec nous, mais nous pratiquerons avec les armes mises à notre disposition, nous arriverons assez tôt pour présenter nos lettres de créance à maître Kondo Katsuyuki ou bien peut-être à maître Takeda Tokimune. »
-Tom « C’est vous qui m’honorez mauvais garçon-san. » Il me sourit en caressant le côté de mon visage. »
Nous roulons nos futons et les rangeons dans leurs boites. Nous finissons de nous habiller quand le déjeuner arrive. Il nous est servi sur une table basse dans la chambre, nous refusons la table qui nous est proposée et mangeons en position séza. En arrivant au comptoir avec nos sacs de sport, Tom demande le chemin pour nous rendre à cette adresse :
Daito-ryu Aili Jujutsu Hombu
2-10-15 Nigashi Yotsugi
Kaisushika-ku Tokyo
L’homme au comptoir nous donne une carte du métro de Tokyo et nous indique le chemin en rouge sur la carte. Tom le remercie de son amabilité et nous nous dirigeons vers la station de train rapide. Une fois arrivés, nous prenons des titres de transport pour le mois. L’hôtel est très bien situé, environ trois à quatre minutes de la station. Le train rapide est plus cher mais il y a moins de passagers. À cette heure du matin sous sommes les seuls caucasiens dans le wagon, ce qui nous attire quelques regards curieux. Aussi je suis d’une taille très moyenne, même si j’ai pris trois centimètres cette année, je crois que Tom en a pris trois ou quatre aussi, nous sommes visiblement plus grand que 60 à 70% des passagers, en plus avec nos gros sacs de sport contenant nos boites nous prenons beaucoup de place. Arrivés à Tokyo, nous consultons la carte du métro, quelques minutes d’errance nous amènent près d’une bouche de métro, une fois le nom vérifié nous pouvons nous fier à la carte. Quarante minutes de train et vingt-cinq de métro, environ une heure de transport c’est correct dans une mégapole comme Tokyo. À cette heure le métro est bondé et nous avons droit aux agents qui poussent les personnes dans les wagons, nous devons quasiment tenir nos sacs sur nos têtes. Malgré l’inconfort, tout le monde reste courtois. Les sourires sont nombreux, ils sont surpris de voir deux jeunes comme nous dans le métro, ils ne savent pas que nous comprenons ce qu’ils disent, plaisanteries innocentes ou bien des commentaires à mi-voix de jeunes filles sur nos physique c’est plutôt flatteur. C’est vrai que l’entraiment à réussi à Tom, son physique est moins lourd que le mien, élancé, souple et musclé. J’adore le voir se déplacer, un jeune tigre, ok j’ai un parti pris, je l’aime. Nous arrivons à la station, nous demandons la direction de la rue Nigashi Yotsugi à une dame dans un commerce elle nous l’indique, nous lui demandons si elle sait exactement où est le Quartier Général du Daito-ryu Aiki Jujutsu. Elle nous répond que le dojo est à droite sur la rue Nigashi Yotsugi. Nous la remercions tous les deux. Une dizaine de minutes de marche et nous arrivons devant le dojo. Nous sommes un peu en avance il est 08:30h et aussi le stage ne commence que dans un mois. Je regarde aux alentours et aperçois un petit stand où on sert de la pieuvre frite dans des cornets comme des frites. J’en commande deux et en donne un à Tom. Il goûte avec une certaine appréhension mais me sourit après la première bouché, nous nous assoyons sur nos sacs en mangeant. Aux environs de neuf heure nous voyons quelques personnes ouvrir le dojo et y entrer en laissant la porte débarrer. Nous entrons à neuf heure dix, les personnes en présence nous fixent, nous nous dirigeons vers le bureau. Un homme dans la fin de la trentaine nous reçoit et nous demande ce que nous désirons dans un anglais impeccable mais à l’accent un peu déroutant. Tom ne réagit pas me laissant faire les présentations en japonais. Mon ton fait sursauter un peu M. Tomori.
-Red « Je suis Reginald Devar et voici mon compagnon Thomas Neuville nous sommes inscris au stage qui commencera le mois prochain. Nous nous excusons de nous imposer de façon impromptue mais voudrions présenter nos respects et nos lettres de créance au sensei du dojo, je crois qu’actuellement c’est maître Kondo Katsuyuki, sensei. »
-Tomori « Votre japonais est excellent, malheureusement maître Kondo n’est pas présent mais si vous voulez vous pouvez vous entraîner avec nous en l’attendant. »
-Red « Pouvons-nous vous confier la garde de nos no dashi pendant notre séjour au Japon ? »
-Tomori « J’en serai honoré, vos armes serons près des nôtres. »
J’ouvre mon sac de sport et lui tend la boite en m’inclinant il la reçoit en s’inclinant de retour.
-Tomori « Devoir et Rétribution, obligation éprouvante si elle en est une. Vous êtes bien jeunes pour choisir une voie aussi sévère. »
-Red « Certaines routes sont difficiles à parcourir mais comportent en soi leurs récompenses. »
Il pose mon no dashi sur une table derrière son bureau. Tom a sorti sa boite de son sac et incline le buste en présentant celle-ci à sensei Tomori.
-Tom « Ces armes m’ont été remises par mon sensei Reginald Devar, elles sont garantes de ma valeur. »
-Tomori « Feu et Âtre. » Il fronce les sourcils et nous regarde attentivement. « Vous êtes le protecteur ? »
-Tom « Quand vous parcourrez des chemins difficiles vous avez souvent besoin d’un ami. »
-Tomori nous souri. « Fort heureusement la paix règne et le danger n’est même pas une rumeur. »
Tom et moi nous sourions discrètement, nous sommes conviés à nous changer. Le vestiaire est propre et de bonne dimension, nous mettons nos jodogi et nos hakama. Arrivant sur le tatami nous saluons et faisons nos exercices d’échauffement, sensei Tomoi nous demande d’exécuter quelques techniques de base. Sur les premières je ne parais pas très bien, mon partenaire résiste sur mes clefs donc ce n’est pas coulé comme style d’exécution mais plutôt heurté. Voyant cela je porte des coups ayant pour but de relaxer celui-ci et les résultats sont beaucoup plus probants mais inutilement douloureux pour mon partenaire. Quand je termine sensei Tomori sourit malicieusement. C’est le tour de Tom, il a aisément remarqué ce que je faisais et suis mon exemple avec un peu trop d’enthousiasme peut-être. Nous entendons son partenaire gémir légèrement recevant un coup de genou au plexus. Continuant par deux cent frappes men au boken, les positions et angles des sabres sont vérifiés avec minutie, les corrections apportées immédiatement. Quand sensei Tomori nous accorde une pause après trois heures nous sommes couverts de sueur. Je fais un clin d’œil à Tom et me dirige vers le râtelier d’armes où sont les sabres d’entraînement. Je pose ma main sur l’un d’entre eux et regarde vers sensei Tomori pour recevoir son assentiment, il opine du chef. J’en prends deux et en remet un à Tom. Nous prenons nos positions et nous concentrons pendant quelques secondes. J’ai bien l’intention de montrer notre pleine capacité. Je choisis de défendre et y met tout ce que j’ai. Tom est déchaîné, les attaques volent de toutes les directions, je m’évade utilisant tous les types de chutes, contre-attaquant sur toutes les hauteurs. Tom, plus mobile que moi, saute et bondit évitant mes contre-attaques sauf la dernière, suite à dix minutes de combat acharné, le défaut de sa défense est quand il est en suspension, il peut difficilement changer de direction ou de position. Au sol je peux réagir plus rapidement. Nous arrêtons dégoulinant de sueur et hors d’haleine, tient cela me rappelle quelque chose, le regard de Tom est lumineux son sourire communicatif. Notre performance est accueillie par un silence qui pourrait être inquiétant.
-Tomori « Êtes-vous certain de vos rangs en Kenjutsu, à ce que je vois vos Maîtres sont exigeants ce qui est tout à leur honneur et assure la qualité des combattants qu’ils forment. »
-Red « Vous êtes trop bon, j’aurais besoin de passer au bain si vous le permettez. »
-Tomori « Sans problème messieurs, la deuxième porte du vestiaire donne sur les douches. Merci de cette belle démonstration, maître Kondo sera certainement heureux de vous recevoir dans son dojo. »
Nous saluons nos confrères avant de quitter et nous nous saluons aussi avant de quitter le tatami. Pendant que nous sommes sous la douche un des pratiquants, milieu vingtaine, vient voir si nous avons besoin de quelque chose. En arrivant il nous fixe. Hormis nos boucles d’oreilles nous avons tous nos bijoux. Les miens sont très visibles, brassard et torque d’argent plus mon tatouage, Tom, son large collier d’argent. Mais ce qu’il fixe le plus est la cicatrice sur mon abdomen. Elle est guérie mais est encore légèrement rouge surtout après un exercice tel que celui que nous venons de terminer. Il reste figé pendant dix à quinze secondes avant de nous demander si nous avons besoin de quoi que ce soit. Nous lui répondons non le remercions de sa prévenance. Revenant dans le vestiaire, des kimono frais nous sont offerts et personne ne donne congé pour que nous puissions aller manger. Aux environs de treize heure, un homme dans la fin cinquantaine, de taille moyenne pour un asiatique, 1,68 mètres, entre dans le bureau suivi par M. Tomori. J’avance vers Tom pour ajuster son judogi et hakame, il me souri et m’aide à m’ajuster aussi.
-Red « Tom, serais-tu assez aimable pour aller chercher la boite avec les créances qui nous ont été remisent. Elles sont dans mon casier. »
-Tom s’inclinant « Oui Sensei. »
Mon bel ami trotte vers le vestiaire suivi des yeux par les gens qui s’entraînent. Car à cette heure-ci il y a plus de vingt participants, tous des adultes. Encore une fois nous sommes les benjamins. Plus cela change plus c’est pareil. Il revient d’un pas mesuré tenant la boite laquée devant lui. Si nous étions seuls je lui dirais qu’il est à croqué. Il se place à ma droite un peu derrière moi. Quand M. Tomori sort du bureau il nous fait signe de le suivre à l’intérieur. Maître Kondo est en veston et cravate, il est debout derrière son bureau et nous salue en inclinant légèrement le torse, je le salue en inclinant le torse également à quarante-cinq degré. Il attend que M. Tomori se place à sa droite un peu derrière lui, puis s’assoit. Je me tourne vers Tom, je brise le sceau qui la ferme pour ouvrir la boite et en sort le parchemin qui m’a été remis par Maître Takeda, je le tends vers lui en m’inclinant légèrement. M. Tomori le prend et le tend à son maître. Maître Kondo étudie longuement le sceau avant d’ouvrir le document. En le lisant il lève fréquemment les yeux vers nous, il regarde la boite toujours ouverte et tend la main, Tom me remet le pli qui a été rédigé par maître Blanc, je le tends à maître Kondo qui le prend directement sous le regard étonné de M. Tomori. Il le lit rapidement et tend encore la main, je regarde Tom qui me remet deux casettes vidéo. Je les prends et lui tends celles-ci, il nous demande de le quitter pour quelques minutes. M. Tomori nous accompagne à la porte du bureau et fait signe à la personne qui donne le cours de venir dans le bureau, celui-ci se fait remplacer et le cours continu. Tom se colle à moi et soupire.
-Tom, en français. « Mauvais garçon sais-tu ce qu’ils font ? »
-Red « Tu le sais, une des casettes est notre démonstration à Burlington et l’autre doit contenir le bulletin de nouvelles concernant les petits que nous avons libérés durant celle-ci. »
-Tom « Par chance personne n’est au courant pour l’affaire dans le nord. »
Nous attendons jusqu’à quinze heure trente, la porte s’ouvre et les deux pratiquants de haut niveau s’effacent pour nous laisser passer. Ils nous saluent de façon formelle inclinant le torse à quarante-cinq degré. Maître Kondo nous reçoit debout et salue de façon formelle nous le saluons de même en retour. Il s’assoit et nous fait signe de nous asseoir.
-Katsuyuki « Samurai, Protecteur je suis honoré de vous recevoir dans mon dojo, je peux vous assurer qu’ici vous recevrez la formation la plus intense et les conseils les plus judicieux que je serai capable de vous donner. Où habitez-vous ? »
-Red « Nous habitons au Ryokan Kangetsu, une maison de qualité où le servie est excellent. »
-Katsuyuki « Très bien, je vois que vous avez du goût. Voudriez-vous m’accompagner demain matin à un temple Bouddhiste ? »
-Red « Je serai honoré que vous nous invitiez en un lieu sacré. »
-Katsuyuki « Si ce que j’ai lu est exact vous y avez autant droit que moi. Rentrez chez vous vous reposer, j’irai vous chercher à l’hôtel à sept heure si vous agréez cet arrangement. »
-Red « Nous vous attendrons à la porte de l’hôtel à l’heure dite sensei. »
Jarvis de Var
Correctrice Mikikat
Un coup de main ?
Chapitre XXV
Le lendemain je me réveille entouré de la tribu. Nos quatre frères sont dans le lit avec Tom et moi. Les petits ont numérisé l’album photo pour que nous puissions l’apporter avec nous. Tom et moi discutons pour savoir si nous devrions apporter ou pas nos kimono. Nous ne savons pas. En désespoir de cause nous téléphonons à Ron.
-Red « Bonjour, ici Red… »
-Kaneda « Bonjour Red, que me vaut l’honneur de cet appel ? »
-Red « Un renseignement. Devrions-nous emporter nos kimono de soie avec nous ? »
-Kaneda « Une minute s’il te plait. » Il parle probablement avec Ron dans la pièce. « Oui vous devriez, mais attendez l’occasion et déclinez poliment les vêtements qui vous serons proposés et dites que votre sensei vous a nanti en armes et en vêtements. Vous devriez être bien perçus. »
-Red « Merci et n’oublie pas de remercier Ron pour tous les efforts qu’il a fait pour nous. »
-Kaneda « Je lui dis tout de suite. Bon voyage! Essayez de vous reposer. »
Nous passons la journée à faire nos bagages, les petits sont d’une aide précieuse. Quand les valises sont bouclées, l’atmosphère est triste. Nous convenons de sortir regarder un film en groupe, nous sommes surpris de voir nos parents nous accompagner. La soirée est très agréable mais sous tendue d’un soupçon de mélancolie. Nous campons encore une fois dans le loft à la suggestion de Tom. Il me fait remarquer que Jack fait le brave mais que l’inquiétude assombrie son humeur. Les trois autres jouent à Doom en tournois, Jack reste assis avec nous. Il désire visiblement être câliné, que l’on prenne soin de lui.
-Red « Hey ! Jack tu sais que tu ne seras pas seul, tu auras les parents et deux ou trois frères avec toi. »
-Jack collant son visage sur mon thorax. « Vous ne me laissez pas seul, mais je crains de me sentir perdu sans vous deux. Pensez-vous que je puisse appeler maître Blanc si j’ai besoin de parler de mes peurs et de la liberté que j’ai des problèmes à prendre en main. »
-Tom « Jack tu vas bien et je suis sure que maître Blanc sera heureux de t’écouter et de te conseiller si nécessaire. »
-Red « Oui Jack, notre sensei est un homme de cœur et de parole, il a dit qu’il te prenait en charge, ça voulait dire qu’il fera tout ce qu’un bon père ferait pour toi. Il sera heureux de partager tes pensées et ce qu’il a appris au cours de sa vie. C’est un homme bon, comme mon père. Tu sais que j’ai eu un karma très facile, ma famille et mes amis sont aimants et m’ont laissé libre. C’est ce que je veux pour toi. » Je lui caresse le visage.
-Tom « Nous allons téléphoner au moins une fois par semaine, puis vous allez à la campagne pour les vacances. »
-Jack nous souriant. « Oui j’ai hâte de voir le chalet de notre oncle. Vous connaissez le numéro de téléphone du chalet ? »
-Red « Oui pas de trouble. » Je le décolle d’entre nous. « Va jouer avec tes frères. »
-Jack souriant malicieusement nous salue du buste. « À vos ordres Maître. »
Nous avons de la difficulté à nous endormir, le grand départ arrive. Nous nous masturbons mutuellement en nous embrassant avant de pouvoir nous endormir. L’excitation aidant, j’ouvre les yeux pour voir 05 :20 inscrit sur le réveil. Je me lève avec précaution mais Tom dort aussi légèrement que moi. Nous prenons le temps de bien nous laver et préparons notre déjeuner. À la fin de celui-ci, l’alarme de la porte se fait entendre. Ce sont les petits qui entrent dans le loft à 07 :12. Ils sont tous habillés, prêts pour la journée.
-Mike m’enlaçant. « Bonjour Red, bonjour Tom. Vous avez bien dormi ? »
-Tom « Pas beaucoup mais bien. » Souriant aux petits. « Je vois que nous sommes tous anxieux à cause de notre départ cet après midi. »
-Jack « Oui je sais, j’aimerais pouvoir vous accompagner. » Il sourit. « Nous allons avoir de quoi nous occuper. » Regardant ses frères.
-Mike « Oui, certain! Nous serons bien occupés… » Sa lèvre inférieure tremble un peu. « Je vais quand même m’ennuyer grave. »
-Drew « On descend vos bagages puis on joue sur l’ordi ? »
Une fois installés devant les ordis, nous gardons un contact physique, l’un ou l’autre se colle soit sur Tom soit sur moi tout le long du jeu. La sonnerie de la porte de la passerelle se fait entendre. Mike bondit pour ouvrir. Nous entendons Seth qui lui dit que nous sommes attendus à la cuisine. Nous descendons lentement, Jack est collé entre Tom et moi. Les quatre parents sont dans la cuisine et essayent de faire bonne figure. Nous avons droit à six mois de recommandations en une heure trente. À plusieurs reprises, Tom et moi, nous nous regardons en roulant les yeux. Fort heureusement ma mère n’intercepte pas ces échanges. Nous embarquons dans les deux voitures et partons direction Dorval. Notre vol est : Montréal, arrêt à Vancouver et Vancouver direction Tokyo. Le tout en classe affaire, un petit luxe pour un vol aussi long. C’est la première fois que nous allons prendre l’avion tous les deux. Par précaution j’ai dix mille dollars en argent dans la ceinture que je porte sous mon t-shirt, nous portons tous les deux nos vestes de cuir et nos bijoux. Nous arrivons au guichet et nos bagages sont pesés, les frais pour l’excédent de poids sont salés. Avant que nous puissions payer, nos parents le font gracieusement pour nous. En attendant le premier appel, nous nous assoyons tous dans un resto. Nos parents et frères sont excités, moi c’est curieux je suis triste de les quitter mais en même temps je suis heureux de passer six mois avec mon Tom, visiter un pays inconnu ou presque et faire ce que nous aimons tous les deux, unir nos corps et nos esprits dans le mouvement et l’harmonie. C’est l’appel pour notre vol, mous approchons du point de sécurité. Hey merde je suis une vraie nouille, nous devons enlever tout métal, la veste, les bagues, les ceintures, la torque et le brassard. Le petit panier peu à peine contenir tout mon matériel. Tom sourit d’une oreille à l’autre et se met à enlever son collier et sa veste de cuir. Les douaniers nous regardent d’un oeil suspicieux surtout qu’en plus nous avons des permis pour avoir des armes, no dashi et armes secondaires dans nos bagages. Ils discutent entre eux puis me laisse passer. Pour Tom c’est presque la même chose mais c’est un peu moins long. Les petits font un effort et affichent un sourire, preuve qu’ils sont heureux pour nous, mais les larmes abondantes qui coulent sur leurs joues les trahissent. Mon cœur se serre, mais les sentiments de bonheur intense d’excitation et de joie l’emportent. Un dernier au revoir aux parents puis nous marchons vers nos sièges. L’hôtesse nous accueille avec un sourire, elle vérifie nos billets et nous indique nos sièges, je cède la place près du hublot à Tom, il me sourit en me prenant la main. Les autres passagers sont plutôt BCBG, peu de cuir ou de t-shirt, les grosses bagues d’argent ne sont pas à la mode non plus pour eux. Nous sentons l’appareil se déplacer sur le tarmac, même si j’ai confiance je sens une pointe de nervosité au creux de l’estomac. Tom serre ma main quand mous sentons l’accélération et soudainement je sens le devant de la cabine prendre un angle. Après cela c’est assez rapide, au bout de quelques minutes nous pouvons détacher nos ceintures, suite à la pressurisation je dois avaler à plusieurs reprises avant de me sentir à l’aise. Le vol Montréal-Vancouver est sans histoire, le personnel à bord est prévenant et aimable. Un agent de bord nous a vu nous tenir la main, il nous sourit en s’approchant nous proposant un breuvage. Nous acceptons des cafés, la première partie du vol est consacrée à l’observation du sol de notre hublot. Tom se colle sur mon coté, finissant par s’endormir un sourire aux lèvres. Le commandant de bord nous informe que nous allons atterrir et nous indique de boucler nos ceintures, nous remerciant d’avoir pris Air Canada, etc. etc. etc. Nous écoutons d’une oreille distraite. Je suis surpris par l’atterrissage, c’est sans heurt, le mouvement de l’avion est coulé souple. Nous descendons de l’appareil, ça fait bizarre de penser que nous sommes à l’autre bout du pays en si peu de temps. Nous avons quatre heures à tuer dans l’aéroport.
-Red « Tom la visite des boutiques t’intéresse ? »
-Tom s’appuyant discrètement sur moi. « Où tu voudras mauvais garçon, je me sens un peu perdu, c’est la première fois que je suis si loin de chez moi. » Il me sourit. « Asseyons nous dans ce restaurant et appelons nos parents avant de visiter. »
-Red « Yep ! Excellente idée. » Je prends mon téléphone satellite et compose l’indicatif et le numéro de mes parents.
-Mère « Résidence Devar. »
-Red « Bonsoir commandant, nous venons d’arriver à Vancouver. Tom m’a fait penser à vous appeler pour vous dire que tout va bien. »
-Mère « Très heureuse de l’apprendre, pas eu de problèmes ? »
-Tom « Bonsoir mom, il est tard mais ici il fait très clair, nous n’ajusterons pas nos montres avant d’arriver au Japon. »
-Red « Les petits sont avec toi ? »
-Mère « Non ils couchent chez toi tous les trois. Je crois qu’ils aimeraient que tu les appelles. »
-Red « Ok mom nous t’embrassons et n’oublie pas d’embrasser pap pour nous. »
Je signale le numéro de notre loft. Drew répond.
-Drew « Résidence Devar Andrew à l’écoute. »
-Red « Bonsoir Drew je suis à Vancouver. »
-Drew « Hey! Red, Mike, Jack c’est Red. » J’entend des bruits de bousculades. « C’est moi qui ai répondu. Ça va bien le voyage ? »
-Tom « Tout va très bien. Nous allons reprendre l’avion dans environ quatre heures. Nous en profitons pour vous donner des nouvelles. »
-Drew « Bonnes vacances encore les gars et pas de sauvetage vous êtes en congé. »
-Tom « Pas de trouble mais je dois raccrocher car ton frère commence à faire le clown dans le restaurant. »
-Tout les trois. « Bonnes vacances! Rappelez nous. »
-Red « Moi je fais le clown ! »
-Tom « Oui tu n’arrêtais pas de lever les yeux au ciel. Comme si tu trouvais cet appel pénible. Et je sais que c’est loin d’être le cas mauvais garçon. »
-Red « Yada ! yada ! yada ! Appelle tes parents puis on se met à la recherche d’un restaurant décent dans cet aéroport, à voir la qualité de la bouffe je me croirais revenu aux USA. » Cette déclaration attire certain regard, quelques uns semblent comprendre le français.
Tom signale son numéro, ses parents sont heureux de nous entendre, Seth prend la ligne pour quelques minutes pour ensuite raccrocher. Nous baroudons pour près de dix minutes avant de découvrir un restaurant Thaï, Tom se méfie des épices et tout se passe agréablement. Nous dégustons des plats différents, Tom se cantonnant dans des saveurs aigres douces et moi dans des plats violemment épicés. La serveuse, une jeune fille d’environ dix-sept ans, fait de l’œil à Tom.
-Red « La serveuse, tu lui es tombé dans l’œil. Elle essaie de te draguer. »
-Tom rougissant légèrement. « Elle est très belle et elle est peut-être une mauvaise fille mais elle ne se qualifie pas en tant que mauvais garçon. Et en plus avec elle je suis certain que je n’aurais pas autant d’action qu’avec toi. » Me souriant en prenant ma main sur la table. »
Nous vagabondons dans le terminal c’est un peu dépaysant d’entendre parler uniquement l’anglais dans un lieu public. Marchant à mes côtés, Tom s’appuie sans s’en rendre compte sur moi. Je suis aux aguets mais ne repère aucune réaction franchement négative. Il y a de nombreux chinois car je ne comprends rien à ce qu’ils disent et Tom non plus à ce que je vois sur son visage. Finalement nous sommes appelés à l’embarquement. La vérification est plus rapide qu’à Montréal et nous nous installons à nos places sans anicroche. Je suis beaucoup moins nerveux car je sais à quoi m’attendre. La classe affaire c’est vraiment voyager luxueusement. La bouffe est correcte et le service est impeccable. Je finis par m’endormir en tenant la main de mon Tom. J’ouvre les yeux, Tom dort encore et quelqu’un a mis une couverture sur nous deux. Je serre légèrement les doigts de Tom, il ouvre les yeux en me souriant.
-Tom chuchotant. « Mauvais garçon, j’aimerais bien… mais nous sommes en public. » Me souriant espièglement.
-Red « Ce n’est pas moi qui en ai parlé. Au fait, je crois que nous allons dormir dans un dortoir le savait-tu ? »
-Tom « Tu me l’aurais dit avant, ce n’est pas vrai, tu essaies de me faire marcher cela ne marchera pas. »
L’hôtesse de l’air s’occupant de nous récupère la couverture et nous propose un déjeuner. Nous acceptons, illico facto un déjeuner correct nous est servi. Le commandant de bord nous informe en anglais que nous allons atterrir à Tokyo dans quelques minutes et nous remercie d’avoir voyagé avec cette compagnie. Nous descendons pour passer prendre nos bagages et passer aux douanes. Les douaniers sont très respectueux mais très minutieux, ils mettent ma boite contenant mon Daisho devant moi me demandant de l’ouvrir en anglais, je leur réponds en japonais ce qui les surprend, ils sont nettement plus aimables sachant que je parle japonais.
-Red « Officier je vous présente ces armes qui m’ont été remises par mon sensei, elles sont garantes de ma valeur. »
Cette présentation me vaut les regards interloqués des douaniers en présence, sauf un douanier de petite taille, d’environ cinquante ans, qui incline le thorax de façon formelle.
-Douanier « Pour un étranger vous connaissez bien l’étiquette. Vous venez pour perfectionner votre escrime ? »
-Red « Oui, plus précisément pour fignoler notre connaissance du Budo. »
-Douanier « Nous vous souhaitons un agréable séjour. » Ils se tournent vers Tom. « Monsieur présentez vos armes. »
-Tom « Officier ces armes m’ont été remises par mon sensei maître Devar, elles sont garantes de ma valeur. »
-Douanier « Je suis surpris de vous voir si jeune formant des élèves monsieur Devar. » Regardant Tom. « Nous vous souhaitons un agréable séjour. Vos papiers sont en règle messieurs.»
Nous sortons de l’aéroport, ce qui est étonnant est la quantité de gens. Les quais d’embarquement et de débarquement sont pleins. Nous finissons, après plusieurs minutes d’attente, par trouver une voiture taxi. Tom demande à ce que nous soyons conduits à la gare. Au bout de quelques minutes nous y sommes. Nous prenons des billets pour la station de Chidori-Cho ce devrait être à une quarantaine de minutes. Puis l’hôtel, le Ryokan Kangetsu, devrait se trouver à deux minutes de marche. En arrivant c’est la surprise, un magnifique jardin derrière un majestueux torii de pierre à l’aspect ancien. Le personnel de l’hôtel nous reçoit aimablement mais vérifie nos papiers et nos réservations car il est visible que nous sommes mineurs tous les deux. C’est un hôtel traditionnel japonais, curieusement il y réside beaucoup d’étrangers. Tout le personnel parle anglais mais dès que Tom et moi parlons japonais avec eux le contact se fait mieux. Nous avions demandé une chambre avec deux lits, en fait deux futons. De jeunes femmes en kimono nous aident à nous installer. Nous prenons les boites contenant nos armes. Les dames arrêtent ce qu’elles faisaient et semblent surprises. Je leur demande, avec mon débit un peu heurté, si elles peuvent faire rafraîchir nos kimonos. Elles donnent leur accord et nous saluent respectueusement, elles sortent en reculant.
-Tom « Enfin arrivés, que penses-tu de louer un bain pour nous détendre ? »
-Red « Oui mon beau Punky, téléphone pour réserver. Demande s’ils offrent des massages. »
-Tom « Je t’offre un massage de qualité quand tu veux mauvais garçon. » Il me sourit en me faisant les yeux doux.
Notre conversation est interrompue par des coups légers sur la porte. Tom ouvre pour apercevoir la personne qui doit être le gérant de l’hôtel. Il nous salue aimablement et nous demandent nos permis pour nos no dashi. Il sourcille un peu en voyant la liste de nos armes puis nous remercie. Il nous dit que nous avons le bain et nous demande si nous avons besoin d’assistance ? Je lui réponds que non mais le remercie pour sa prévenance. Nous sortons dans les jardins de l’hôtel, accompagnés par une jeune dame, et approchons d’un petit pavillon, les murs sont coulissants et translucides, le plancher est en lattes de bois foncé ayant environ deux centimètres d’espace entre elles, au centre de la pièce dans le plancher, une cuve de bois d’environ deux mètres de diamètre, l’eau semble très chaude. La femme nous dit qu’elle sera à l’extérieur attendant notre bon plaisir. L’eau est effroyablement chaude nous y entrons prudemment prenant le temps de laisser nos corps s’adapter. Au bout de quelques minutes nous sommes immergés, Tom est assis sur moi me faisant face. Il a la tête sur mon épaule me caressant le dos, ses doigts s’attardent sur la petite cicatrice sur mon omoplate puis se décolle un peu de moi caressant l’autre cicatrice sur mon abdomen.
-Tom « Dans quelques années, si nous continuons comme cela, nous compterons nos cicatrices pour nous rappeler ce que nous avons accompli. »
-Red caressant son coté où la balle a laissé une ligne légèrement brunâtre. « Ce sont des médailles et les récompenses sont les vies qui fleurissent après notre passage. » Je lui embrasse les doigts. « Avec ceci tu as appris aussi à préserver la vie, tu es celui qui peu réparer, celui qui aime. »
Nous, nous embrassons avec passion. Nos corps glissent l’un sur l’autre dans l’eau quasi bouillante. Tom se soulève et descend sur mon pénis qui s’insinue sans heurt à l’intérieur de mon ange. Nous restons assis sans bouger nous caressant, il m’embrasse et je sens son anus se contracter à plusieurs reprises. À chaque fois de longs frissons me parcourent l’échine. Finalement je prends un des draps de bain près de moi et le plie sur le bord du bain. Je me lève en le déposant sur le drap, il frissonne levant les bras pour que je continue à l’enlacer.
-Tom « Vas-y, aime moi, serre moi. »
Sa langue attaque la mienne avec violence, pendant que je commence de longs va-et-vient, poussant mon pénis vers le haut, à chaque fois que l’angle est bon, il gémit dans ma bouche me mordillant légèrement les lèvres. Ses doigts labourent doucement mon dos, il se met à onduler sous moi rencontrant mes coups de bassin. J’arrête tout mouvement et l’immobilise. Je lèche et mâchonne ses mamelons, pour le faire patienter et attendre que les signes de jouissance immanente disparaissent de mon bas ventre.
-Tom « Regarde moi et aime moi mauvais garçon. Vas-y recommence à bouger. »
-Red « Dans peu de temps mon cœur, je me calme et je vais t’aimer jusqu’au bout cette fois-ci. »
-Tom « Reste avec moi. » Il m’étreint puissamment. « Je te choisis, je suis à toi. »
-Red « Je t’ai choisi il y a longtemps et je reste à toi. »
Nous recommençons à faire l’amour, lentement au début puis de plus en plus sauvagement. L’eau s’évade du bain suite aux violents spasmes qui nous secouent. Je suis anéanti, nous sommes hors d’haleine, toujours reliés je soulève mon bel amant et nous assoyons dans l’eau chaude. Le néant nous engloutit tous les deux. Une voix étrange me réveille. J’entends Tom lui répondre, merde ce n’est pas une voix étrange elle nous parle en japonais. Le temps de revenir parmi les vivants et j’aperçois la jeune dame quittant la pièce. Tom est toujours assis sur moi me faisant face, ses joues sont rouges. Il est gêné que nous ayons été surpris dans cette position dans le bain.
-Red « Qu’a-t-elle dit ? »
-Tom « Qu’elle était désolée mais que les deux heures étaient passées. »
-Red l’embrassant. « Elle n’a rien dit d’autre ? »
-Tom « Elle a souhaité que le dragon veille toujours sur moi. »
Il lèche la sueur près de mon oreille, il se lève et me tend la main pour me tirer hors du bain. Nous nous essuyons l’un l’autre pour ensuite nous habiller. Quand nous sortons, la jeune dame nous salue et nous conduit à notre chambre. Avant qu’elle ne parte je lui demande que nous soyons réveillés à six heure tous les matins. Elle acquiesce de la tête et se retire.
-Red « Mon beau Tom, si je me souviens bien nous avions parlé d’un massage. »
-Tom « Tu veux que je te câline, mon grand. »
-Red « Je voudrais que tu prennes soin de moi s’il te plait. »
-Tom « Tes désirs sont des ordres Sensei. »
Tom me masse savamment, il détend tout les muscles de mon dos avant que je ne tombe victime de son talent. La sonnerie du téléphone me réveille. Au premier abord je ne comprends pas la voix au téléphone. Après quelques secondes tout revient en ordre dans ma tête. Je remercie la personne qui nous réveille et demande un déjeuner continental pour deux servi à la chambre. Tom me regarde à demi endormi.
-Red « Soigneur nous devons nous présenter au dojo ce matin. »
-Tom « Samurai j’aurais plaisir à étudier en votre compagnie. »
-Red « Mon bel ami vous m’honorez, nous devons apporter nos armes principales avec nous, mais nous pratiquerons avec les armes mises à notre disposition, nous arriverons assez tôt pour présenter nos lettres de créance à maître Kondo Katsuyuki ou bien peut-être à maître Takeda Tokimune. »
-Tom « C’est vous qui m’honorez mauvais garçon-san. » Il me sourit en caressant le côté de mon visage. »
Nous roulons nos futons et les rangeons dans leurs boites. Nous finissons de nous habiller quand le déjeuner arrive. Il nous est servi sur une table basse dans la chambre, nous refusons la table qui nous est proposée et mangeons en position séza. En arrivant au comptoir avec nos sacs de sport, Tom demande le chemin pour nous rendre à cette adresse :
Daito-ryu Aili Jujutsu Hombu
2-10-15 Nigashi Yotsugi
Kaisushika-ku Tokyo
L’homme au comptoir nous donne une carte du métro de Tokyo et nous indique le chemin en rouge sur la carte. Tom le remercie de son amabilité et nous nous dirigeons vers la station de train rapide. Une fois arrivés, nous prenons des titres de transport pour le mois. L’hôtel est très bien situé, environ trois à quatre minutes de la station. Le train rapide est plus cher mais il y a moins de passagers. À cette heure du matin sous sommes les seuls caucasiens dans le wagon, ce qui nous attire quelques regards curieux. Aussi je suis d’une taille très moyenne, même si j’ai pris trois centimètres cette année, je crois que Tom en a pris trois ou quatre aussi, nous sommes visiblement plus grand que 60 à 70% des passagers, en plus avec nos gros sacs de sport contenant nos boites nous prenons beaucoup de place. Arrivés à Tokyo, nous consultons la carte du métro, quelques minutes d’errance nous amènent près d’une bouche de métro, une fois le nom vérifié nous pouvons nous fier à la carte. Quarante minutes de train et vingt-cinq de métro, environ une heure de transport c’est correct dans une mégapole comme Tokyo. À cette heure le métro est bondé et nous avons droit aux agents qui poussent les personnes dans les wagons, nous devons quasiment tenir nos sacs sur nos têtes. Malgré l’inconfort, tout le monde reste courtois. Les sourires sont nombreux, ils sont surpris de voir deux jeunes comme nous dans le métro, ils ne savent pas que nous comprenons ce qu’ils disent, plaisanteries innocentes ou bien des commentaires à mi-voix de jeunes filles sur nos physique c’est plutôt flatteur. C’est vrai que l’entraiment à réussi à Tom, son physique est moins lourd que le mien, élancé, souple et musclé. J’adore le voir se déplacer, un jeune tigre, ok j’ai un parti pris, je l’aime. Nous arrivons à la station, nous demandons la direction de la rue Nigashi Yotsugi à une dame dans un commerce elle nous l’indique, nous lui demandons si elle sait exactement où est le Quartier Général du Daito-ryu Aiki Jujutsu. Elle nous répond que le dojo est à droite sur la rue Nigashi Yotsugi. Nous la remercions tous les deux. Une dizaine de minutes de marche et nous arrivons devant le dojo. Nous sommes un peu en avance il est 08:30h et aussi le stage ne commence que dans un mois. Je regarde aux alentours et aperçois un petit stand où on sert de la pieuvre frite dans des cornets comme des frites. J’en commande deux et en donne un à Tom. Il goûte avec une certaine appréhension mais me sourit après la première bouché, nous nous assoyons sur nos sacs en mangeant. Aux environs de neuf heure nous voyons quelques personnes ouvrir le dojo et y entrer en laissant la porte débarrer. Nous entrons à neuf heure dix, les personnes en présence nous fixent, nous nous dirigeons vers le bureau. Un homme dans la fin de la trentaine nous reçoit et nous demande ce que nous désirons dans un anglais impeccable mais à l’accent un peu déroutant. Tom ne réagit pas me laissant faire les présentations en japonais. Mon ton fait sursauter un peu M. Tomori.
-Red « Je suis Reginald Devar et voici mon compagnon Thomas Neuville nous sommes inscris au stage qui commencera le mois prochain. Nous nous excusons de nous imposer de façon impromptue mais voudrions présenter nos respects et nos lettres de créance au sensei du dojo, je crois qu’actuellement c’est maître Kondo Katsuyuki, sensei. »
-Tomori « Votre japonais est excellent, malheureusement maître Kondo n’est pas présent mais si vous voulez vous pouvez vous entraîner avec nous en l’attendant. »
-Red « Pouvons-nous vous confier la garde de nos no dashi pendant notre séjour au Japon ? »
-Tomori « J’en serai honoré, vos armes serons près des nôtres. »
J’ouvre mon sac de sport et lui tend la boite en m’inclinant il la reçoit en s’inclinant de retour.
-Tomori « Devoir et Rétribution, obligation éprouvante si elle en est une. Vous êtes bien jeunes pour choisir une voie aussi sévère. »
-Red « Certaines routes sont difficiles à parcourir mais comportent en soi leurs récompenses. »
Il pose mon no dashi sur une table derrière son bureau. Tom a sorti sa boite de son sac et incline le buste en présentant celle-ci à sensei Tomori.
-Tom « Ces armes m’ont été remises par mon sensei Reginald Devar, elles sont garantes de ma valeur. »
-Tomori « Feu et Âtre. » Il fronce les sourcils et nous regarde attentivement. « Vous êtes le protecteur ? »
-Tom « Quand vous parcourrez des chemins difficiles vous avez souvent besoin d’un ami. »
-Tomori nous souri. « Fort heureusement la paix règne et le danger n’est même pas une rumeur. »
Tom et moi nous sourions discrètement, nous sommes conviés à nous changer. Le vestiaire est propre et de bonne dimension, nous mettons nos jodogi et nos hakama. Arrivant sur le tatami nous saluons et faisons nos exercices d’échauffement, sensei Tomoi nous demande d’exécuter quelques techniques de base. Sur les premières je ne parais pas très bien, mon partenaire résiste sur mes clefs donc ce n’est pas coulé comme style d’exécution mais plutôt heurté. Voyant cela je porte des coups ayant pour but de relaxer celui-ci et les résultats sont beaucoup plus probants mais inutilement douloureux pour mon partenaire. Quand je termine sensei Tomori sourit malicieusement. C’est le tour de Tom, il a aisément remarqué ce que je faisais et suis mon exemple avec un peu trop d’enthousiasme peut-être. Nous entendons son partenaire gémir légèrement recevant un coup de genou au plexus. Continuant par deux cent frappes men au boken, les positions et angles des sabres sont vérifiés avec minutie, les corrections apportées immédiatement. Quand sensei Tomori nous accorde une pause après trois heures nous sommes couverts de sueur. Je fais un clin d’œil à Tom et me dirige vers le râtelier d’armes où sont les sabres d’entraînement. Je pose ma main sur l’un d’entre eux et regarde vers sensei Tomori pour recevoir son assentiment, il opine du chef. J’en prends deux et en remet un à Tom. Nous prenons nos positions et nous concentrons pendant quelques secondes. J’ai bien l’intention de montrer notre pleine capacité. Je choisis de défendre et y met tout ce que j’ai. Tom est déchaîné, les attaques volent de toutes les directions, je m’évade utilisant tous les types de chutes, contre-attaquant sur toutes les hauteurs. Tom, plus mobile que moi, saute et bondit évitant mes contre-attaques sauf la dernière, suite à dix minutes de combat acharné, le défaut de sa défense est quand il est en suspension, il peut difficilement changer de direction ou de position. Au sol je peux réagir plus rapidement. Nous arrêtons dégoulinant de sueur et hors d’haleine, tient cela me rappelle quelque chose, le regard de Tom est lumineux son sourire communicatif. Notre performance est accueillie par un silence qui pourrait être inquiétant.
-Tomori « Êtes-vous certain de vos rangs en Kenjutsu, à ce que je vois vos Maîtres sont exigeants ce qui est tout à leur honneur et assure la qualité des combattants qu’ils forment. »
-Red « Vous êtes trop bon, j’aurais besoin de passer au bain si vous le permettez. »
-Tomori « Sans problème messieurs, la deuxième porte du vestiaire donne sur les douches. Merci de cette belle démonstration, maître Kondo sera certainement heureux de vous recevoir dans son dojo. »
Nous saluons nos confrères avant de quitter et nous nous saluons aussi avant de quitter le tatami. Pendant que nous sommes sous la douche un des pratiquants, milieu vingtaine, vient voir si nous avons besoin de quelque chose. En arrivant il nous fixe. Hormis nos boucles d’oreilles nous avons tous nos bijoux. Les miens sont très visibles, brassard et torque d’argent plus mon tatouage, Tom, son large collier d’argent. Mais ce qu’il fixe le plus est la cicatrice sur mon abdomen. Elle est guérie mais est encore légèrement rouge surtout après un exercice tel que celui que nous venons de terminer. Il reste figé pendant dix à quinze secondes avant de nous demander si nous avons besoin de quoi que ce soit. Nous lui répondons non le remercions de sa prévenance. Revenant dans le vestiaire, des kimono frais nous sont offerts et personne ne donne congé pour que nous puissions aller manger. Aux environs de treize heure, un homme dans la fin cinquantaine, de taille moyenne pour un asiatique, 1,68 mètres, entre dans le bureau suivi par M. Tomori. J’avance vers Tom pour ajuster son judogi et hakame, il me souri et m’aide à m’ajuster aussi.
-Red « Tom, serais-tu assez aimable pour aller chercher la boite avec les créances qui nous ont été remisent. Elles sont dans mon casier. »
-Tom s’inclinant « Oui Sensei. »
Mon bel ami trotte vers le vestiaire suivi des yeux par les gens qui s’entraînent. Car à cette heure-ci il y a plus de vingt participants, tous des adultes. Encore une fois nous sommes les benjamins. Plus cela change plus c’est pareil. Il revient d’un pas mesuré tenant la boite laquée devant lui. Si nous étions seuls je lui dirais qu’il est à croqué. Il se place à ma droite un peu derrière moi. Quand M. Tomori sort du bureau il nous fait signe de le suivre à l’intérieur. Maître Kondo est en veston et cravate, il est debout derrière son bureau et nous salue en inclinant légèrement le torse, je le salue en inclinant le torse également à quarante-cinq degré. Il attend que M. Tomori se place à sa droite un peu derrière lui, puis s’assoit. Je me tourne vers Tom, je brise le sceau qui la ferme pour ouvrir la boite et en sort le parchemin qui m’a été remis par Maître Takeda, je le tends vers lui en m’inclinant légèrement. M. Tomori le prend et le tend à son maître. Maître Kondo étudie longuement le sceau avant d’ouvrir le document. En le lisant il lève fréquemment les yeux vers nous, il regarde la boite toujours ouverte et tend la main, Tom me remet le pli qui a été rédigé par maître Blanc, je le tends à maître Kondo qui le prend directement sous le regard étonné de M. Tomori. Il le lit rapidement et tend encore la main, je regarde Tom qui me remet deux casettes vidéo. Je les prends et lui tends celles-ci, il nous demande de le quitter pour quelques minutes. M. Tomori nous accompagne à la porte du bureau et fait signe à la personne qui donne le cours de venir dans le bureau, celui-ci se fait remplacer et le cours continu. Tom se colle à moi et soupire.
-Tom, en français. « Mauvais garçon sais-tu ce qu’ils font ? »
-Red « Tu le sais, une des casettes est notre démonstration à Burlington et l’autre doit contenir le bulletin de nouvelles concernant les petits que nous avons libérés durant celle-ci. »
-Tom « Par chance personne n’est au courant pour l’affaire dans le nord. »
Nous attendons jusqu’à quinze heure trente, la porte s’ouvre et les deux pratiquants de haut niveau s’effacent pour nous laisser passer. Ils nous saluent de façon formelle inclinant le torse à quarante-cinq degré. Maître Kondo nous reçoit debout et salue de façon formelle nous le saluons de même en retour. Il s’assoit et nous fait signe de nous asseoir.
-Katsuyuki « Samurai, Protecteur je suis honoré de vous recevoir dans mon dojo, je peux vous assurer qu’ici vous recevrez la formation la plus intense et les conseils les plus judicieux que je serai capable de vous donner. Où habitez-vous ? »
-Red « Nous habitons au Ryokan Kangetsu, une maison de qualité où le servie est excellent. »
-Katsuyuki « Très bien, je vois que vous avez du goût. Voudriez-vous m’accompagner demain matin à un temple Bouddhiste ? »
-Red « Je serai honoré que vous nous invitiez en un lieu sacré. »
-Katsuyuki « Si ce que j’ai lu est exact vous y avez autant droit que moi. Rentrez chez vous vous reposer, j’irai vous chercher à l’hôtel à sept heure si vous agréez cet arrangement. »
-Red « Nous vous attendrons à la porte de l’hôtel à l’heure dite sensei. »